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Miondo camerounais, bâtonnets de manioc fermenté enveloppés de feuilles, avec crevettes séchées, plantains et piments

Recette

Miondo camerounais : bâtonnets de manioc fermenté

Le miondo, bâtonnet de manioc fermenté du littoral camerounais : origine, recette traditionnelle, cuisson à la vapeur et accord avec le ndolé.

Préparation
30 min
Cuisson
45 min
Total
75 min
Portions
8 bâtonnets
Niveau
Difficile
Cuisine
Cameroun, Afrique Centrale

Ingrédients

Pourbâtonnets
  • 1,5 kg de manioc frais, épluché et coupé en morceaux
  • Quelques grandes feuilles de bananier ou de marantacée, pour l'enveloppe
  • Eau, pour le trempage et la fermentation
  • Quelques mètres de fil de cuisine ou de fibre végétale, pour ficeler les bâtonnets

Préparation

  1. Éplucher, laver et couper le manioc en morceaux.
  2. Placer les morceaux dans une marmite, couvrir entièrement d'eau tiède et laisser fermenter 3 à 5 jours à température ambiante.
  3. Une fois fermenté, rincer abondamment le manioc à l'eau claire et retirer les fibres internes.
  4. Piler ou écraser la pulpe au mortier jusqu'à obtenir une pâte fine et homogène.
  5. Assouplir les feuilles de bananier ou de marantacée en les passant rapidement au-dessus d'une flamme ou à l'eau chaude.
  6. Étaler une fine couche de pâte sur chaque feuille et rouler fermement en bâtonnet mince, d'environ 20 à 25 cm de long.
  7. Replier et ficeler les extrémités pour bien emballer chaque bâtonnet.
  8. Disposer les bâtonnets dans une marmite avec un fond d'eau ou un panier vapeur, couvrir et cuire à la vapeur 30 à 45 minutes.
  9. Laisser tiédir avant de servir, coupés en tranches, avec du ndolé, du poisson braisé ou une sauce en feuilles.

Astuces et conseils

La fermentation dure de 3 à 5 jours selon la température ambiante et le goût acidulé recherché : plus elle est longue, plus le miondo aura un goût prononcé.
Pour aller plus loin : histoire, variantes, accompagnements et conseils

En bref

  • Le miondo : bâtonnet de manioc fermenté, enveloppé en feuille et cuit à la vapeur
  • Origine : littoral camerounais, spécialité du peuple sawa, autour de Douala
  • Ingrédients essentiels : manioc, feuilles de bananier ou de marantacée
  • Accompagne le ndolé, le poisson braisé et les grillades

Origines et histoire culturelle du miondo

Le miondo est un bâtonnet de manioc fermenté, pilé puis enveloppé dans des feuilles avant d'être cuit à la vapeur. Le mot vient du duala, la langue du peuple sawa qui habite la région littorale du Cameroun, autour de Douala. Chez les Beti, une préparation comparable porte le nom d'ébobolo, plus connue sous le nom de bobolo ; au Congo, l'équivalent se nomme chicouangue, la chikwangue. Le miondo se distingue par des bâtonnets plus fins que le bobolo, et par une saveur légèrement acidulée héritée de la fermentation du manioc.

Cette fermentation, qui dure plusieurs jours avant le pilage et la cuisson, rend le manioc consommable en éliminant les composés naturellement présents dans le tubercule cru, une étape indispensable à toutes les préparations de manioc fermenté d'Afrique centrale. Le façonnage en bâtonnets fins et fermes, souvent assuré par des femmes expérimentées, reste un savoir faire transmis dans les familles du littoral camerounais.

Quels sont les ingrédients essentiels du miondo

La préparation du miondo demande peu d'ingrédients, mais un long temps de fermentation et un geste précis pour le façonnage des bâtonnets.

  • Manioc frais
  • Feuilles de bananier ou de marantacée
  • Eau, pour le trempage et la fermentation
  • Ficelle ou fibre végétale, pour ficeler les bâtonnets

Ce qu'il faut savoir sur le miondo

Le miondo est un bâtonnet de manioc fermenté, pilé puis enveloppé dans des feuilles de bananier ou de marantacée et cuit à la vapeur. Spécialité du peuple sawa, autour de Douala, il est plus fin que le bobolo et a un goût légèrement acidulé. On le coupe en tranches et on le mange froid ou tiède, à la main, avec le ndolé, du poisson braisé ou des viandes grillées.

Questions fréquentes sur le miondo

Quel est le goût du miondo ?

Le miondo a un goût légèrement acidulé, hérité de la fermentation du manioc, avec une texture compacte et élastique. Plus fin que le bobolo, il se coupe en tranches et se mange froid ou tiède, à la main.

Avec quoi se mange le miondo ?

Le miondo accompagne traditionnellement le ndolé, le poisson braisé et les viandes grillées. Il remplace le pain ou le riz en accompagnement des sauces relevées de la cuisine du littoral camerounais.

Où trouver les ingrédients du miondo en France ?

NKOSI ne vend pas de manioc frais à fermenter soi-même, mais propose la chikwangue toute prête, une pâte de manioc fermentée cuite sous vide et une préparation cousine du miondo, ainsi que des farines de manioc, et les expédie depuis la région parisienne sous 24 à 72 heures ouvrées, en France métropolitaine (2 à 3 jours ouvrés) et dans dix pays d'Europe. La commande minimum est de 39 € : en France, la livraison en point relais est alors offerte, et la livraison à domicile l'est dès 69 €.

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